Catégorie #63 – Un livre d’un auteur que j’aime

manuscrit zéroÇa devient fascinant à quel point je me creuse la tête pour savoir dans quelle catégorie ranger un livre lorsque je ne le lis absolument pas pour ce défi. Mais tant qu’à faire, si je peux en profiter, pourquoi pas. Pour des raisons « scolaires » et parce que j’aime énormément Ogawa Yôko, j’ai décidé de lire Manuscrit Zéro, un de ses romans récents puisque publié en 2010 au Japon, et en 2011 en France chez Actes Sud.

Je pensais trouver en ce livre une sorte de manuel concernant les écrits d’Ogawa Yôko ou alors des questionnements sur l’élaboration de ses romans, agrémentés d’anecdotes personnelles, et c’est dans cette perspective que j’ai commencé à le lire. Pour autant, je me suis vite rendue compte de son caractère fictionnel. Tout au fil de l’œuvre, je me suis demandée si les aventures qui arrivent sont inventées de toutes pièces ou si elles puisent leurs fondements dans le réel de l’auteure. Tous les personnages que l’on rencontre et qui nous restent anonymes ont-ils réellement existé ?

De fait, plutôt qu’un manuel se dessine un catalogue de l’imaginaire de l’auteure. Son imagination sans contraintes couche sur le papier une multitude d’histoires passionnantes qui pourraient toutes se transformer en romans plus longs. Comme un recueil de nouvelles dont le seul point commun serait la narratrice et, parfois, quelques personnages.

Un détail m’a tout de même intriguée tout au long de ma lecture et continue de le faire : la mention de  » (manuscrit zéro)  » à la fin des chapitres, où le « zéro » est parfois remplacée par un nombre. De chapitres en chapitres, le nombre augmente puis redescend à zéro avant de parfois augmenter un peu, alors même que les chapitres se succèdent de manière chronologique, suivant les mois de l’année, de septembre à août de l’année suivante. Sans pour autant apporter une réponse à ces mots entre parenthèses, il me semble pouvoir au moins comprendre le sens du titre. Pour moi il pourrait s’agir simplement de voir cet ouvrage comme le degré zéro de l’écriture, celui de l’élaboration du roman, où les idées fusent sans pour autant se coucher sur le papier en formant instantanément une histoire. Les questionnements de l’écriture ne manquent pas, et sont souvent disséminés à travers les petites histoires, notamment celle de l’écriture des « grandes lignes » des œuvres.

Questions sur l’écriture, sur l’auteure, sur le fil ténu entre réalité et fiction, tout cela entremêlé d’aventures, de fantastique et de rencontres improbables, c’est ce qui forme Manuscrit zéro, un roman qui aura encore su, une fois de plus, me charmer totalement. Et plus important encore, me donner envie d’écrire.

Un commentaire sur “Catégorie #63 – Un livre d’un auteur que j’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s