Catégorie #64 : un livre d’un auteur asiatique (hors manga)

Catégorie #64 : un livre d’un auteur asiatique (hors manga)

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Pour cette catégorie, j’ai choisi un livre que j’avais pioché dans ma bookjar avant les vacances de Noël. Il s’agit de Cristallisation secrète, de Yôko Ogawa, une auteure japonaise. C’est un livre que j’avais trouvé au salon du livre et  le résumé m’avait beaucoup plu. Je ne pense pas pouvoir vous le résumer mieux qu’il ne le fait lui-même, alors le voici :

L’île où se déroule cette histoire est depuis soumise à un étrange phénomène : les choses et les êtres semblent promis à une sorte d’effacement diaboliquement orchestré. Quand un matin les oiseaux disparaissent à jamais, la jeune narratrice ne s’épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant d’un oiseau s’est évanoui tout comme celui de l’émotion que provoquaient en elle la beauté d’une fleur, la délicatesse d’un parfum, la mort d’un être cher. Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés : une partie de leur corps va les abandonner.

En ces lieux demeurent pourtant de singuliers personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l’objet de rafles terrifiantes…

Dans ce magnifique roman, oppressant, kafkaïen, Yôko Ogawa explore les ravages de la peur et de l’oubli pour construire une subtile métaphore des régimes totalitaires.

En commençant le livre, j’étais pleine de questions et d’attentes. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre dans le traitement du sujet. Les choses disparaissent ? Mais comment ? Comment les personnages font pour vivre alors ? Et surtout, comment l’histoire peut-elle évoluer ?

Et j’ai été très agréablement surprise par l’histoire toute en douceur et en poésie ! On suit une jeune femme, écrivain, qui vit sur une île sur laquelle tout disparaît petit à petit. Elle y fait des rencontres sympathiques, craint comme le reste de la population les chasseurs de mémoire, et continue à vivre malgré tout. Le style très doux m’a permis de m’intégrer dans l’histoire, de suivre son déroulement.

Sans vous dire ce qu’il en retourne, j’ai été véritablement subjuguée par le traitement réservée aux disparitions. Il se détournait de mes attentes et de mon imagination, et par là même, a su répondre aux questions que je me posais. Passée les deux trois premières disparitions, ce qui ne prend pas beaucoup de temps, je n’ai plus été inquiète quant à la suite de l’aventure.

En relisant après coup la 4ème de couverture, il m’est apparu que ce livre était une métaphore des régimes totalitaires, ce que je n’ai pas pensé une seule seconde. En y réfléchissant, il est vrai qu’il y a de grandes similitudes. Et je pense que j’aimerais relire le livre en ayant à l’esprit cet aspect, ce qui lui donnerait une deuxième profondeur. Néanmoins, pas besoin de chercher les références ou quoi que ce soit, le roman reste très beau, empli de poésie et de justesse. On y trouve une écriture japonaise, qui se ressent parfois, différente d’une écriture occidentale. Et pour moi, c’est ce qui confère un côté exotique et léger au texte, et qui lui donne paradoxalement sa force et sa profondeur.

Pour finir, je dirai tout simplement que c’est un petit bijou que j’ai découvert, et que d’autres livres de cette auteure a rejoint ma bibliothèque et ma PAL. J’ai hâte de découvrir plus en profondeur son univers.

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